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Les incontournables

La SFMG vous propose quelques ouvrages de références qui ont marqués ses travaux.


Manuel théorique de médecine générale

Olivier Kandel, Marie-Alice Bousquet, Julie Chouilly

La médecine générale est une discipline universitaire depuis son inscription au Conseil national des universités en 2006. Toute discipline universitaire se caractérise par une définition claire, le développement d’une recherche propre et l’enseignement d’un savoir s’énonçant par des concepts spécifiques. Il n’existe actuellement pas de corpus regroupant les éléments théoriques justifiant la singularité de la médecine générale. On les retrouve pourtant, mais dispersés au sein de la littérature.
Les auteurs ont donc regroupé dans cet ouvrage les éléments conceptuels propres à la médecine générale et les éléments théoriques issus d’autres disciplines, mais indispensables à sa compréhension.
Chacun des 41 concepts retenus est présenté sous forme d’une fiche constituée d’un titre, d’une description, d’une discussion, d’une illustration clinique, et de quelques références bibliographiques. Ces 41 concepts sont classés en quatre thèmes : caractéristiques de la médecine générale, relation médecin-malade, démarche diagnostique et démarche décisionnelle.
Ce manuel complète le bagage théorique des futurs médecins généralistes, peut assister les maîtres de stages dans leur accompagnement et aider le praticien à renforcer son identité professionnelle.

Pour le commander en ligne


Pratique critique et enseignement de la médecine générale

Robert N. BRAUN - Éditeur : Payot-Rivages

«On a coutume de considérer que la tâche du médecin généraliste est clairement définie. Elle consisterait à appliquer ce que les professeurs d'université enseignent. Mais ceci est une erreur. En faire la découverte est l'objet principal de ce livre.»

Une observation méthodique de sa propre pratique de généraliste pendant 25 ans, des milliers de cas relevés au cours de périodes allant de quelques jours à 5 ans, voilà le matériel sur lequel s'appuie le docteur Braun pour décrire tous les aspects de la pratique d'un médecin généraliste, en s'inspirant à la fois de la sociologie et de la médecine traditionnelle : le trouble de santé, les critères d'urgence, la collaboration avec les spécialistes, la thérapeutique, l'activité préventive, la mort.

Cet ouvrage constitue un manuel pratique de la médecine générale à l'usage des praticiens, des étudiants et des enseignants


Le médecin, son malade et la maladie

Michael BALINT - Editeur : Payot

Pourquoi, malgré de sérieux efforts de part et d'autre, la relation entre malade et médecin est-elle si souvent insatisfaisante, voire malheureuse, alors même que le médicament de beaucoup le plus fréquemment utilisé en médecine générale est précisément le médecin ?
Autrement dit, pourquoi le remède "médecin" n'agit-il pas comme on le voudrait, malgré une prescription apparemment consciencieuse? Quelles sont les causes de cette situation? Comment peut-on y remédier?

Le Dr Balint et ses collègues ont tenté de répondre à ces questions, grâce à l'analyse de nombreux cas étudiés pendant plusieurs années. Leurs conclusions sont essentielles pour l'évolution de la médecine de demain.

Michael Balint(1896-1970), psychiatre anglais, animateur de la Tavistock Clinic, est à l'origine d'un mouvement médical qui se propose de reconsidérer de manière fondamentale le problème des relations médecin-malade-maladie


Les généralistes entre la science et l'humain

Collectif, dirigé par Eric Galam - Editions Autrement

Entre la maladie et l'homme...
entre l'art et la technique...
entre l'hôpital et la cité...
...il y a le médecin de "ville", de "quartier", de "famille".

Fantassin modeste au regard des aristocrates hyper spécialistes, on le juge parfois quelque peu dépassé, légèrement incompétent. On l'accuse de pousser à la consommation, de "creuser le trou de la sécu". Un fossile peu utile et très coûteux ?
Pourtant, face à des pratiques médicales sans visage et sans voix, toujours plus performantes, plus acérées, plus blessantes à force d'être pointues, il préfigure ce que pourrait devenir une médecine qui placerait l'individu avant les moyens. Car la spécialité du "généraliste" c'est précisément le "particulier". Lors de la rencontre toujours singulière avec le patient, il s'échange bien sûr des médicaments, mais aussi des gestes, des mots, des angoisses, des attentes, des silences.
Confronté au corps désirable et périssable, à la souffrance et à la mort, le généraliste est aussi celui qui doit se salir les mains et l'âme. Il soigne, il écoute, il accompagne.
En ce sens il est vraiment médecin... infiniment médecin


Singuliers Généralistes - Sociologie de la médecine générale

Géraldine Bloy, François-Xavier Schweyer (dir.)

Le livre de sociologie médicale « Singuliers Généralistes » sous la direction de Géraldine Bloy et François-xavier Schweyer publié en 2010 est un ouvrage remarquable. Fruits d’enquêtes sociologiques auprès des médecins généralistes sur plusieurs thématiques, il est rédigé de manière compréhensible pour un néophyte, en 22 chapitres d’une dizaine de page chacun. Photographie des médecins généralistes libéraux, cet ouvrage aborde quatre grands thèmes : les médecins généralistes en France (constitution du groupe professionnel, la démographie, les activités, la rémunération), les flous du métier (ethnologie de la médecine de campagne, pratiques de prescription, la souffrance psychique, la spécialisation informelle, les para médicaux, l’identité de la médecine générale), le patient et le système quand le généraliste cherche sa place dans un système en mutation (entre profession savante et prestations de service, Médecins généralistes et personnes âgées, la concertation, les ambivalences du MG pivot du système de soins, les recommandations médicales, les réseaux de santé) enfin les dynamiques et réformes de la médecins générale ( MG et faculté de médecine, le choix de la MG, la féminisation de la profession, l’installation libérale, le syndicalisme).

Au moment où l’organisation de l’offre de soins est en pleine mutation, ce livre arrive à point nommé dans sa description d’un monde en voie de disparition, et d’une nouvelle génération de médecins, encore hésitante et incertaine quant à l’avenir de son exercice professionnel. De fait les interrogations des auteurs sont nombreuses, pertinentes, et peuvent accompagner la réflexion des acteurs de ces évolutions structurelles.

Après une lecture attentive, attrayante, mon regard de sociétaire de la SFMG a été sensible à l’absence, de la recherche en médecine générale dans cet ouvrage, notamment pour tout ce qui concerne la gestion du risque dans le contexte spécifique d’incertitude diagnostique. Malgré nos 40 ans de travail et d’efforts, il nous reste beaucoup du chemin à parcourir pour diffuser les nombreux travaux déjà effectués, et leur trouver une place universitaire.

Si nous recommandons à tous la lecture de cet ouvrage, il permettra aux plus jeunes d’entre-nous de se faire rapidement une culture globale du monde de la médecine libérale en France.

Pascal CLERC
Directeur de l'unité Etudes et Recherche


Publication des Presses de l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique

MALADES D’INQUIETUDE ? Diagnostic : la surmédicalisation

N. M. HADLER (traduction Fernand TURCOTTE)

 Au moment où le monde se questionne sur le financement des soins , où la France s’enlise avec le déficit chronique de la sécurité sociale, Nortin M. Hadler s’ interroge sur la société actuelle et la consommation de soins.
Professeur de médecine et d’immunologie à l’Université of North Carolina à Chapel Hill N.M. Hadler est également consultant en rhumatologie pour les hôpitaux liés à l’Université. Son intérêt pour les systèmes de prise en charge des maladies et des accidents du travail font de lui un expert dans ce domaine.
Son livre jette les bases de sa philosophie dès les premiers chapitres : nous sommes tous mortels, nous devons rester raisonnable, nous devons nous méfier du traitement (de la manipulation) des données épidémiologiques, et savoir lire dans le détail. Puis viennent des analyses savoureuses sur les problèmes de santé publique du moment : facteurs de risques cardio-vasculaires, alimentation, cancer du sein et de la prostate, vieillissement, pathologies du travail, les facteurs psychosociaux, pour finir avec les thérapies alternatives.
L’existence de systèmes de soins avec remboursement des actes, de techniques médicales de plus en plus sophistiquées, et d’enquêtes épidémiologiques mal digérées, rendent médecins et patients déraisonnables.
Est-il raisonnable de consulter ou de prendre un médicament pour le moindre symptôme et sous prétexte de l’existence d’un remboursement par la sécurité sociale ?
Est-il raisonnable d’intervenir chirurgicalement devant la découverte d’une anomalie à l’imagerie ?
Est-il raisonnable de pratiquer des biopsies systématiques devant une anomalie non spécifique du sein ou de la prostate ?
Est-il raisonnable de « construire » des maladies sous prétexte qu’il existe des médicaments ?
La construction sociale de la lombalgie chronique n’est-elle pas en train de nous échapper ?

On peut être en accord ou en désaccord avec l’auteur sur tel ou tel point, il ne s’agit pas pour M.N Hadler de tout déconstruire, mais bien d’aiguiser notre esprit critique, singulièrement affadi dans un monde hyper médiatisé ou l’individu est régulièrement manipulé par les affects surtout dans le domaine de la santé !

Il est nécessaire avant tout de prendre le temps de lire, de repérer, de discuter et de débattre. ..


Publication des Presses de l'Université Laval


LECTURE CRITIQUE ET REDACTION MEDICALE SCIENTIFIQUE.

Louis Rachid Salmi - Editeur : Elsevier

Comment lire, rédiger et publier une étude clinique ou épidémiologique ?

Parution : 25/11/1998
Nombre de pages : 287
Nombre de livres : 1
Dimensions : 24.00 x 17.00 x 1.40

Résumé :
La très grande originalité de Lecture critique et rédaction médicale scientifique réside dans la pluridisciplinarité de son auteur : L. Rachid Salmi, médecin et scientifique, travaille en effet dans les domaines de l'épidémiologie clinique, de la santé publique, de la biostatistique et de la communication médicale.

Véritable guide à l'usage de ceux pour qui l'excellence est synonyme de savoir exposer clairement ses résultats, cet ouvrage traite du rôle, de la structure, du fond du rapport d'étude et de la rédaction pure. Il donne également les clefs pour savoir décrypter le contenu d'un document scientifique et l'utiliser en pratique.

De la sensibilité et spécificité à la régression logistique en passant par l'étude de cohorte ou l'étude cas-témoins, toutes les définitions que l'on recherche ou que l'on peut avoir oubliées s'y trouvent. On l'aura compris, cet ouvrage s'adresse aussi bien au novice qu'à l'investigateur chevronné. Loin d'être réservé aux seuls médecins, il fera également le bonheur d'un grand nombre de spécialistes d'autres disciplines de santé et de recherche fondamentale, telles l'odontologie, la pharmacie, la pharmacologie, la physiologie, la neurophysiologie, la biologie, ainsi que des professionnels de l'édition scientifique et médicale.

Biographie:
Louis-Rachid SALMI, médecin formé à l'épidémiologie clinique et à la santé communautaire à l'université McGill, à Montréal (Québec, Canada), puis à la communication aux Centers for Disease Control, à Atlanta (Géorgie, Etats-Unis), est professeur en santé publique, épidémiologie et biostatistiques à l'institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement de l'université Victor-Segalen Bordeaux-II, et directeur du Centre national d'hémovigilance.


Sociologie de la maladie et de la médecine

Philippe Adam, Claudine Herzlich, Armand Collin

 Les médecins modernes ont perdu depuis longtemps leurs « humanités », sans pour autant investir les sciences humaines. Voilà un petit livre de 127 pages, qui est une excellente introduction à la sociologie de la maladie et de la médecine.

Sous la houlette de Claudine Herzlich, fondatrice du CERMES (centre de recherche médecine, maladies et sciences sociales) et de Philippe Adam ex chercheur au centre de recherche sur le Sida et à l’INVS, nous sommes conviés à découvrir en 7 points les fondamentaux de la recherche en sciences sociales de la santé : les maladies dans l’histoire des sociétés, l’émergence de la médecine moderne, les états de santé et leurs déterminants sociaux, les interprétations sociales et culturelles de la maladie et de la santé, les relations médecin-malade, l’hôpital comme lieu de production du travail médical et l’expérience de la maladie dans tous les lieux de la vie sociale.
Ce vaste tour d’horizon est synthétisé par des chapitres de 10 à 15 pages, chacun d’une grande clarté, et toujours argumentés par des articles ou des ouvrages internationaux de références.

Pour l’étudiant en médecine c’est l’occasion de risquer sa pensée à hauteur d’une humanité qui ne cesse de construire/créer la santé, la maladie, et la mort. C’est un changement de regard qui nous est proposé, non pas contre la biologie, mais en contre-point de celle-ci.
Réaliser l’enchevêtrement du social et du biologique, c’est à cours sûr éviter le royaume des médecins boiteux, borgnes et sourds !


Devenir médecin

Céline Lefève*

 C’est à une exégèse du film « Barberousse » (1965) du Japonais Akira Kurosawa (1910-1998) que Céline Lefève*  nous convie avec ce livre de 60 pages.

Barberousse, médecin chef d’un dispensaire de campagne dans le Japon du XIXème siècle, accueille un jeune interne formé à la médecine occidentale moderne. Ce dernier, qui ne rêve que d’une grande carrière médicale, arrive à contrecœur dans cet endroit perdu. Débute alors sa grande épopée : c’est le contact direct avec des corps humains abimés (il perdra connaissance) ou érotisés (il s’égarera) ; c’est la traversée tumultueuse (la peur et la fuite) avec l’agonie et la mort ; c’est l’accompagnement d’une jeune femme mutique, exploitée et abimée….

Ce texte nous rappelle que le savoir médical est aussi savoir-faire et savoir-être (serment d’Hippocrate) ; il n’y a pas d’éclosion à la fonction médicale sans la confrontation au réel, et sans investir l’accompagnement patient et empathique de nos frères humains. Rappel salutaire, nous qui sommes si fascinés par nos joujoux technologiques, et quand les prix Nobels de médecine ne sont plus que des biologistes !

En réalité, si ce livre invite les étudiants à regarder ce film du grand maître du cinéma japonais qu’est Kurosawa, il invite également leurs enseignants à le faire. Car il s’agit aussi d’un regard sur l’enseignement médical et de « la fécondité pédagogique de la narration, en particulier cinématographique, dans la formation du soin » (Rénover la formation au soin).
Comme il se doit, Céline Lefève nous invite à la fin de ce parcours, à tourner notre regard vers les cinéastes qui traitent de « médecine et de soin » dans une formidable filmographie.

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* Directrice du centre G. Canguilhem, chercheuse au Laboratoire de philosophie et d’histoire des sciences SPHERE, et maître de conférences à l’université Paris-Diderot en philosophie et éthique.