La vie du réseau

Chers investigateurs,

Le virus A(H1N1)n a eu la gentillesse, pour le moment, de ne pas trop se déchaîner en France. Aussi, le mois de juin s'est-il achevé, de bien belle manière, sur le Congrès de la Médecine Générale, organisé dans la belle ville de Nice. Les communications de la SFMG y furent nombreuses, riches et variées, et nombre d'entre elles n'auront été possibles que grâce à votre travail quotidien d'investigateur. Les diaporamas présentant des travaux de recherche documentés par les données de l'OMG ont tous affiché une diapositive remerciant les médecins de l'Observatoire, juste reconnaissance de leur travail bénévole.

Les vacances approchent qui seront, pour la plupart d'entre nous, l'occasion de sortir la tête du guidon et de regarder la vie d'un oeil quelque peu différent. Que vous soyez campagne, mer, ou montagne, que vous aimiez tourisme, sport ou bronzette, l'équipe du réseau vous souhaite de très bonnes vacances et vous donne rendez-vous à partir du mois de septembre, pour de nouvelles aventures ! Le virus A(H1N1)n nous réservera probablement une rentrée intéressante.


European Primary Care Cardiovascular Society
(EPCCS) organise son deuxième rendez-vous annuel à Barcelone les 3 & 4 septembre 2009. Découvrez le programme des conférences sur le thème "cardio-vasculaire".


Carte blanche à .....

Chers investigateurs,

La SFMG soutient un projet d'enquête d'ADESA qui ne requerra que quelques minutes de votre temps. Ce travail s'inscrit dans une logique de production de connaissances utiles pour la médecine générale mais aussi pour tous ceux qui ont à traiter de questions d'organisation de soins primaires, ce qui, à l'heure de la mise en place des Agences Régionales de Santé, dans le cadre de la loi HPST, ne manquera pas de vous motiver !

Enquête ADESA 2009 :

«Une Journée de Travail en Médecine Générale » : quelles sont vos activités et durées de travail ? 35 heures de travail hebdomadaire en France ! Et vous ?

Parler de ce que gagne un médecin généraliste sans connaître la durée et le contenu d’une journée de travail n’a qu’un intérêt limité. Depuis le travail original de la SFMG sur ce thème en 1993, notre discipline ne dispose pas de données actualisées. En 2009, malgré les enjeux du sujet, il n’existe que des données parcellaires.

C’est la raison de cette enquête « Une journée de travail en Médecine générale » à laquelle nous vous remercions de participer. Vous serez bien sûr les premiers destinataires des résultats.

Pour participer à cette étude
:

1. Téléchargez le questionnaire

2. Imprimez le questionnaire, le jour de votre choix, mais une journée habituelle de travail.

3. La lecture préalable du questionnaire papier vous permettra de savoir quelles sont des informations recherchées et le questionnaire papier facilitera votre recueil de données.

4. Après avoir rempli complètement ce questionnaire, vous aurez à saisir vos réponses en ligne.

N’oubliez pas de renseigner votre adresse email pour recevoir directement les résultats. En cas de questions ou difficultés, contacter : ADESA

Recherche en médecine générale : dans la gueule du Lyon !

Alors que nous venons d’échapper à la Pandémie, et que les contacts interpersonnels sont donc encore autorisés, nous vous présentons ce mois-ci deux travaux réalisés dans le cadre du département Groupes de pairs ; le premier dresse une typologie des participants aux groupes labellisés SFMG, le deuxième se penche sur les indicateurs de tenue du dossier médical à partir d’une étude basée sur les éléments renvoyés par ces groupes.
Bonne lecture !

Recherche en médecine générale : typologie comparée des médecins généralistes participants à un Groupe de Pairs®

Auteurs : Pascale Arnould, François Raineri, Gilles Hebbrecht, Michel Arnould, Didier Duhot
Affiliation : Société Française de Médecine Générale

Objectifs : décrire la typologie des médecins généralistes participant à un Groupe de Pairs® (GDP®) selon la méthode de la Société Française de Médecine Générale (SFMG) et la comparer à la typologie des médecins généralistes libéraux de plein exercice (médecins généralistes APE 2006).

Méthode : étude descriptive réalisée sur les trois premiers trimestres de l’année civile 2007 à partir des données de la base GDP SFMG, dans laquelle tout médecin inscrit dans un groupe de Pairs ou s’inscrivant en cours d’année est répertorié.

Résultats : au total, 1 483 médecins généralistes ont participé à un GDP soit 2,7 % des 54 297 médecins généralises libéraux ayant une activité régulière. Les femmes représentaient 29,9 % des effectifs (vs 24,8 %) et les hommes 69,5 % (vs 75,2 %). Le sexe était non renseigné (NR) dans 1,1 % des cas.

L’âge n’était pas documenté de façon suffisante pour réaliser une étude sur ce critère. Les médecins exerçaient pour 55,6 % en milieu urbain (vs 66,6 %), 18,7 % en milieu semi-rural (vs 15,8 %) et 17,4 % en milieu rural (vs 17,5 %) ; pour 8,4 % d’entre-eux cette information n’était pas disponible.

Les participants exerçaient à 19,7 % en Rhône-Alpes (vs 9,6 %), 13,8 % en Île-de-France (vs 15,3 %), 8,2 % en Poitou-Charentes (vs 2,8 %) et 6,2 % en Lorraine (vs 3,8 %). Les 53,3 % restants se répartissent dans toutes les régions métropolitaines. Ils étaient pour 39,8 % d’entre eux engagés dans une procédure d’EPP GDP ce qui correspondait à 1 % des médecins généralistes APE.

Discussion : les GdP peuvent présenter deux avantages majeurs :

• ils permettent d’organiser, en limitant les coûts et les déplacements, une FMC adaptée à l’exercice de la MG,
• au sein de territoires exposés à la désertification médicale ils contribuent à réduire l’isolement des médecins en recréant du lien professionnel.

Il est intéressant de constater que le pourcentage de femmes participant à un GdP est supérieur de 5 % à celui des femmes MG APE (30,4% vs 24,8 %). Cette surreprésentation est probablement à rapprocher de celle des femmes participant à une FMC OGC (38 %).
Bien que réputée contraignante en raison de son respect incontournable, cette méthode, label de qualité du travail des groupes, a déjà séduit 3,1 % des médecins généralistes APE. Cependant, ce nombre est probablement sous-estimé car il ne prend pas en compte les groupes ne voyant pas pour le moment, en particulier en raison des messages contradictoires des institutionnels concernant la FMC et l’EPP, de raison de s’engager dans un processus de labellisation.

Conclusion : les médecins participent à des Groupe de Pairs sur tout le territoire métropolitain. La représentation féminine est plus marquée, de même que certaines représentations régionales. L’EPP est une thématique intéressant 40 % d’entre eux.

Recherche en médecine générale : quels indicateurs issus de la tenue du dossier médical sont susceptibles de refléter une amélioration des pratiques professionnelles (EPP) ?

Auteurs : Pascale Arnould, François Raineri, Gilles Hebbrecht, Michel Arnould, Didier Duhot
Affiliation : Société Française de Médecine Générale

Objectifs : déterminer parmi les onze critères « tenue du dossier médical » retenus pour l’évaluation de l’EPP avec la méthode des Groupes de Pairs® (GDP®) de la Société Française de Médecine Générale ceux qui explorent les champs pour lesquels les gains potentiels sont les plus élevés en terme d’amélioration de tenue du dossier médical.

Méthode : étude rétrospective portant sur les trois premiers trimestres de l’année 2007. Les critères recherchés au sein du dossier médical étaient l’age, le sexe, le poids, et les mentions de la présence ou de l’absence de facteurs de risques, d’addiction, d’allergie et d’antécédents familiaux. Les données correspondant aux critères ont été relevées par les médecins dans les grilles de présentation des cas pour la réunion du groupe. Celles-ci ont été secondairement adressées à la SFMG et saisies dans la base de données GDP®.

Nous avons analysé globalement les scores obtenus pour chaque critère en retenant comme indicateur la présence de l’information dans le dossier. Le seuil de qualité souhaitable avait été fixé à 90 %.

Résultats : l ’analyse a porté sur les 2 601 grilles adressées par 591 généralistes répartis dans 103 GDP® sur tout le territoire. Le genre du patient était documenté dans 98,1 % des cas, l’âge dans 99,2 % des cas, le poids dans 65,3 %. Le statut allergique était renseigné dans 50,6 %, celui des facteurs de risque dans 55,6 %, le statut en regard de l’addiction était documenté dans 42,0 % des cas, celui des antécédents familiaux dans 47,2 %.

Discussion : les données d’état civil du patient sont correctement remplies. Le poids est présent dans 65,3% des cas : c’est un indicateur à améliorer. La notion d’absence d’un indicateur, après interrogatoire du patient (par exemple, pour l’allergie à la pénicilline, seule la mention de l’absence fait la preuve que la question a été posée), est un élément nouveau que les médecins doivent s’approprier ; il est pourtant indispensable pour le suivi et la sécurité du patient. Ces éléments sont facilement améliorables avec les outils informatiques.

Conclusion : les indicateurs d’âge et de genre sont au dessus du seuil de qualité. Les résultats de l’ensemble des autres indicateurs sont susceptibles de progrès et indiquent un champ d’amélioration des pratiques important. Ils seront reconduits dans les années à venir, l’amélioration durable des pratiques s’inscrivant dans le long terme.
Accédez aux précédents Bulletins de l'OMG
Visitez le site
Internet de la SFMG
Pour ne plus recevoir cette lettre, cliquez ici
Responsable de la rédaction : Dr Michel Arnould
L'OMG A BESOIN DE VOUS !

Pour participer à l'OMG, il suffit d’être médecin généraliste en activité, d’être équipé d’un logiciel de gestion de cabinet médical et d’utiliser le DRC. Vous souhaitez en savoir davantage sur la mission d’investigateur et ses avantages ? Consultez le site de l’OMG : Adressez nous un courriel Contactez nous par téléphone au : 01.41.90.98.20
Cette lettre d'information n'autorise pas de réponse publique