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La vie du réseau |
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Le congrès annuel de l’OMG s’est tenu le 20 juin 2008 à Paris ; il a rassemblé une soixantaine de participants, cadres de la SFMG, médecins investigateurs, médecins généralistes intéressés par une participation active à l’Observatoire, médecins généralistes étrangers, élus des URML, éditeurs de logiciels (Hypermed , Mégabaze, Médistory, Shaman, X-Med), responsables des réseaux Sentinelles de l’InVS et GROG, d’Open-Rome. La journée proposa aux participants des ateliers pratiques (utilisation du DRC dans les logiciels, modalités de recueil de l’information pour l’OMG, utilisation des données du site internet de l’OMG) et séances plénières (présentation de LINH, Observatoire hollandais de la médecine générale de Nivel par le Pr Schellevis, présentation du réseau des Grog par le Dr Anne Monier). Les échanges, en atelier comme lors des pauses furent riches et instructifs. Ces retours d’information des investigateurs sont indispensables à la bonne marche du réseau. La rencontre des éditeurs de logiciels avec les responsables de la SFMG et avec les investigateurs a permis d’imaginer des collaborations intéressantes ; deux nouveaux chantiers ont été décidés : le développement des extracteurs des logiciels Shaman et Médistory qui seront initiés à la rentrée de septembre. Les plénières ont permis de montrer que des rapprochements sont possibles entre l’OMG et l’InVS d’une part, l’OMG et les Grog d’autre part. L’OMG continuera de participer au côté des autres observatoires de médecine générale à d’ambitieux projets de recherche européens. L’OMG continue donc l’inlassable travail d’«illustrer la médecine générale » initié en 1992 par quelques médecins généralistes visionnaires. Formation :
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La WONCA au fil des mois... |
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Ce mois ci le comité de rédaction a choisi de vous proposer 2 nouvelles communications réalisées lors du congrès Parisien. La première concerne l’analyse de l’évolution des prescriptions d’antibiotiques dans la bronchite aigue selon la méthode qui vous avait été présentée en janvier et dans le fil des analyses réalisées pour l’angine, la rhinopharyngite et la sinusite présentées les mois suivants. La deuxième concerne le recueil de la pression artérielle dans les dossiers patients informatisés des membres du réseau ; les surprenants résultats rencontrés nous ont amené à vous proposer une enquête par questionnaire au début du mois de mai. Les premiers résultats sont également au programme de ce numéro. Bonne lecture ! |
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Recherche en médecine générale : analyse et évolution des prescriptions d'antibiotiques dans la bronchite aigue |
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| Titre : les MG français ont-ils diminué leurs prescriptions d’antibiotiques dans les bronchites aigues ? Auteurs : Caroline Huas¹.², Gilles Hebbrecht², Didier Duhot², Pascal Clerc² ¹Affiliation : Université Paris VII ²Affiliation : SFMG – France Contexte – Objectifs – méthodes : Ils ont été présentés dans le numéro 25 daté de janvier 2008. Résultats : les 85 MG de l’OMG participant ont réalisé en 2001 315 137 consultations au bénéfice de 107 166 patients et en 2004 301 926 consultations au bénéfice de 104 912 patients. La part de consultations présentant un RC « bronchite aigue » a légèrement décru, passant de 1,7% en 2001 à 1,5% en 2004 (5 358 consultations versus 4 519). En 2001 70,3% de ces consultations avaient donné lieu à une prescription d’antibiotique contre 57,1% en 2004 (p < 0,0001). Cette diminution est retrouvée dans toutes les tranches d'âge mais n’est significative que pour les 00 – 79 ans. L’analyse par classes ATC montre que les bêtalactamines et les macrolides représentent 93% des prescriptions (23% pour les céphalosporines, 41% pour les pénicillines et 29% pour les macrolides), stables d’une année sur l’autre. Dans le groupe des pénicillines la part des pénicillines associées diminuait de 33,6% à 27,8% (p < 0,001), semble-t-il au profit de l’amoxicilline. Conclusion : nous avons trouvé une diminution significative de l’antibiothérapie dans les bronchites aigues. Celle-ci n’est pas associée à un déplacement des prescriptions en dehors d’une légère diminution de la part des pénicillines associées. |
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Recherche en médecine générale : la pression artérielle est-elle enregistrée dans les logiciels métier des MG français ? |
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| Auteurs : Didier Duhot¹, Gilles Hebbrecht¹, Bernard Gavid¹ ¹Affiliation : SFMG Objectif : Évaluer l’enregistrement des prises de pression artérielle dans les logiciels métier en médecine générale en France en 2004. Méthode : Étude prospective descriptive à partir des données de l’OMG de la SFMG comprenant en particulier les situations cliniques prises en charge décrites à l’aide du Dictionnaire des résultats de consultation et des données biométriques saisies au sein de questionnaires structurés. Nous avons analysé le nombre de consultations et de patients avec prise de pression, pour tous les patients et pour les patients hypertendus (au moins une fois le Résultat de Consultation HTA sur l’année). Résultats : Les 46 MG ont pris en charge en 2004 65 805 patients (sex ratio 0,85) au cours de 192 691 consultations ou visites. 11,5% des patients présentaient une hypertension. 40,4% de l’ensemble des patients pris en charge par les MG présentaient au moins pression artérielle (de 12,6% pour les patients de la tranche d’âge 2-9 ans à 73,2% pour les patients de la tranche 70-79 ans). Pour les patients hypertendus la proportion présentant au moins une prise de tension renseignée dans le dossier informatisé était de 83,6%. Une prise de pression est retrouvée chez 51,3% des patients âgés de 20 ans et plus mais seulement pour 61,5% des patients de plus de 50 ans et 83% des patients hypertendus. Le pourcentage moyen par médecin de patients hypertendus avec au moins un pression artérielle saisie sur l’année était de 75,8% (±22,7%), avec une médiane de 89,3% [65,2% - 97,7%]. Discussion : ces chiffres reflètent la saisie de la pression artérielle dans les dossiers des patients et constituent probablement une valeur seuil de la prise de tension par les MG. Il est en effet probable qu’un certain nombre de pressions sont prises sans être saisies. Conclusion : tant pour la qualité du suivi des patients que sur des arguments médico-légaux les chiffres concernant les patients de plus de 50 ans et les hypertendus nous semblent pouvoir être améliorés. |
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Caractéristiques de la mesure de la pression artérielle par les médecins généralistes français. |
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Questionnaire pression artérielle : les premiers résultats Auteurs : Xavier Lemercier¹, Didier Duhot¹, Michel Arnould¹, Andréa Poppelier¹, Gilles Hebbrecht¹ ¹Affiliation : SFMG Contexte : la prise de pression artérielle (PA) est sans doute le geste technique le plus fréquemment pratiqué par les médecins généralistes (MG). L’étude réalisée dans la base de l’Observatoire de la Médecine Générale (OMG) en 2007, et présentée dans ce même numéro, avait mis en évidence une grande disparité de présence des chiffres tensionnels dans les dossiers informatisés des médecins. Objectif : évaluer à travers une enquête déclarative les caractéristiques de la mesure de PA par les médecins généralistes français. Méthode : enquête déclarative diffusée sous forme d’un questionnaire Internet en ligne qui comprenait 16 questions. Un courriel présentant l’étude et fournissant le lien a été envoyé à 3 779 médecins généralistes (27% de femmes versus 25% en population de MG et 73% d’hommes versus 75%) dont l’exercice était urbain à 66% (versus 67%), semi rural à 18% (versus 16%) et rural à 16% (versus 17%). Le questionnaire balayait les différents aspects de la mesure de la pression artérielle : types d’appareils utilisés, méthode et fréquence de mesure de la PA en fonction des types de patients, ainsi que le recueil des chiffres tensionnels dans le dossier du patient. Résultats : au total, 399 questionnaires exploitables ont été analysés (taux de réponse : 10,6%).Une première partie des résultats a été présentée par les auteurs sous forme de poster lors du congrès de la médecine générale de Lyon, et reprise dans ses grandes lignes ci-dessous. Les modalités de mesure semblent répondre à une logique pragmatique : les habitudes de mesures sont variées (36% déclarent mesurer la PA aux deux bras à chaque consultation, 28% indifféremment à droite ou à gauche, 24% à droite et 12% à gauche) et 60 % des médecins ne mesurent la PA dans les conditions recommandées (1) qu’en cas d’anomalie de la 1ère mesure. En consultation 81 % des médecins interrogés déclarent saisir systématiquement (> 90% des fois) dans leur dossier médical informatisé les chiffres tensionnels. En visite la saisie systématique de la mesure n’est plus que de 39%. L’oubli (41%) et la non disponibilité de l’informatique (39%) en sont les raisons principales ; par ailleurs, 57% des médecins interrogés saisissent la PA mesurée dans un questionnaire structuré (PAS – PAD) de leur dossier informatique. A suivre … Après dépouillement complet l’ensemble des résultats sera publié dans un prochain Bulletin de l’OMG. (1) -Recommandation HAS« Prise en charge des patients adultes atteints d’hypertension artérielle essentielle » Actualisations 2005. -Recommandation ESH 2007 (Société Européenne d’Hypertension) pour la prise en charge de l’hypertension artérielle. |
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eHID Episode 7 - Du rififi dans la psy !! |
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| Sept réseaux ont participé à ce volet de l’enquête en produisant un indicateur de prévalence des « maladies mentales que les praticiens estimaient prendre en charge ». Cette définition a été soigneusement choisie pour évaluer la prévalence de l’ensemble des pathologies mentales explicitement reconnues et relevées par les médecins. Les résultats montrent une prévalence globale femmes + hommes variant de 199,5 ‰ en France (rang 1) à 18,1 ‰ pour la Belgique (rang 6) ; la France se trouve donc largement à la première place avec une légère avance sur Malte et la Catalogne, loin devant le RU, la Hollande, la Belgique et le Danemark. Les prévalences sont plus élevées pour les femmes que pour les hommes dans un rapport pouvant aller du simple au double. L'analyse par tranche d'âge retrouve une très forte dispersion entre pays, avec une Belgique quasi exempte et présentant une courbe plate, et une France au plafond. Les pathologies mentales ont été choisies du fait des nombreuses questions que pose leur examen : • Comment les praticiens décrivent et reconnaissent-ils les maladies mentales ? • Sont-elles recueillies avec précision et cohérence ? • Leur analyse donne-t-elle des résultats significatifs ? • L’organisation de la prise en charge des maladies mentales varie-t-elle d’un pays à l’autre ? Soulignons que peu de données ont été publiées sur ce thème dans la littérature médicale. Comme prévu c’est ici que nous avons rencontré le plus de problèmes d’interprétation. La cohérence du classement des hommes et des femmes pour les différents pays constitue cependant un signe encourageant de qualité de recueil au sein de chacun des réseaux. Une explication tient sans doute aux classifications utilisées. La symptomatologie présentée par les patients est diverse, et selon que le praticien décidera de rester « factuel » ou de poser un « diagnostic » le chapitre de rattachement est susceptible de varier. Ainsi la CISP inclut dans son chapitre concernant les troubles psychologiques de nombreux symptômes comme « tristesse » ou « sentiment de solitude » qui peuvent recouvrir d’autres réalités qu’une pathologie psychiatrique. La CIM10 quant à elle classe ses symptômes principalement au sein du chapitre XVI. Il est ainsi difficile de comparer les données issues de réseaux utilisant l’un ou l’autre système. Notons enfin que la perception de la maladie mentale, et donc son acceptation, varient considérablement d’un pays à un autre, amenant les praticiens à la décrire avec les termes qui lui paraîtront les moins péjoratifs. À suivre … |
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