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Un essoufflement inquiétant
Cette patiente, âgée de 75 ans, ancienne aide soignante de neurochirurgie, est vue en visite à la demande de sa fille qui la trouve très fatiguée et très essoufflée avec une toux très sèche et quinteuse.
Elle vit seule avec un chien dans une petite maison. À l’arrivée du médecin accompagné de son interne, la patiente habituellement soignée et accueillante, reste assise, asthénique et très dyspnéique dans un environnement négligé. Ses antécédents principaux sont : un tabagisme de 20 paquets-année, un diabète de type 2 apparu il y a 2 ans suite à de fortes doses de cortisone prescrites pour une inflammation de la sclérotique, un adénocarcinome du sein gauche, une HTA, une BPCO.
À l’examen, le médecin remarque qu’elle mobilise peu son thorax, l’auscultation trouve un rythme régulier, des râles sibilants très localisés à gauche, la pression artérielle est à 130/80, les pouls sont perçus, il n’y a ni œdème des membres inférieurs ni cyanose des extrémités. Elle confie qu’elle va mal, ne fait plus de cuisine et a arrêté le traitement par QVAR. La prise de VENTOLINE fait disparaître les sibilants sans améliorer la dyspnée. Les derniers bilans biologiques sont normaux avec, cependant, une élévation des glycémies sur le carnet de surveillance et l’hémoglobine glyquée à 7,8 %.
En réponse au médecin qui l’interroge sur son moral, elle se met à pleurer en expliquant qu'elle s’est inscrite dans un foyer logement et que l’idée de quitter sa maison la bouleverse. Le praticien est inquiet devant ce tableau qui n’évoque pas à ses yeux une majoration de la BPCO, ni une oppression thoracique d’origine anxieuse et, afin de faciliter sa prise de décision, il se retourne vers son interne et lui demande :
Quel(s) RC choisiriez-vous pour décrire ce tableau ?
Quelle réponse recevra-t-il ?