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02 Oct. 2010 / Le cas clinique du mois

Un américain de 61 ans. AVC, épilepsie ou bien quoi d'autre ?

 Cet Américain de 61 ans, sans médecin traitant, installé en France depuis 6 ans, consulte le 31 août poussé par des amis. Il n’a pas d’antécédent particulier hormis un tabagisme estimé à 20 paquets année.

Au mois de mai, alors qu’il était allongé, il a ressenti une sensation étrange, comme s’il chutait dans un trou. En se levant il avait une démarche pseudo ébrieuse associée à une sensation de tangage. L’épisode ayant duré plusieurs heures, il a été hospitalisé. Le compte rendu hospitalier, qu’il apporte aujourd’hui, note un examen neurologique normal, sans signe à l’interrogatoire orientant vers une héautoscopie. Le bilan étiologique exhaustif (D-dimères, troponine, homocystéinémie, examen tomodensitométrique sans et avec injection, écho-doppler des troncs supra-aortiques, ECG, échocardiographie transoesophagienne et transthoracique, EEG et enregistrement) est parfaitement normal.

L’hypothèse d’une crise d’épilepsie ou d’un AVC a été retenue et un traitement par TAHOR et KARDÉGIC a été prescrit. Le 5 août, il a été hospitalisé à nouveau pour des paresthésies touchant les pieds, les mains, et la bouche, associées à des céphalées calmées par le PARACÉTAMOL. L’examen neurologique étant à nouveau normal, le TAHOR a été rendu responsable de ces symptômes et arrêté. Un bilan par IRM et EMG a été programmé ainsi qu’une consultation pour la mi-septembre. Sa première question est de savoir s’il doit vraiment prendre les médicaments prescrits par l’hôpital ce qu’il n’a pas fait jusqu’ici… Ensuite il s’interroge sur la gravité de son état et sur la conduite à tenir dans l’avenir.

En l’interrogeant sur sa vie, on découvre qu’il est dans une période professionnelle critique, en quête de subventions pour un projet important ce qui l’avait contraint à passer plusieurs nuts blanches, juste avant sa première hospitalisation. L’examen clinique étant normal, le praticien retourne s’asseoir à son bureau et là, face au DRC il s’interroge sur la manière
de transcrire ce qui lui est arrivé.

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